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Fusionnelles Eurockéennes 2010 !
Evénements

Plus de 70 concerts et 80 000 spectateurs, la 22 éme édition des Eurockéennes restera comme un excellent cru. Confirmant que dans le marché de plus en plus concurrentiel des festivals rocks, le rendez-vous belfortain sera encore longtemps l’un des meilleurs d’Europe.

Description

Il faisait vraiment show en ces premiers jours de juillet, sur les rives du Malsaucy. Le vendredi, les BB Brunes ont allumé les premières banderilles… et les premières jeunes filles : des ados en adoration, des tubes à n’en plus finir (« Nico Teen Love », « Gang », « Lala Love you »), les midinettes en quête d’idylles et d’idoles ont adoré… mais la soirée était loin d’être terminée. Même pas le temps d’un temps mort que The Dead Weather était déjà sur scène, prêt à faire revivre un bon vieux rock grave, bien rugueux… comme on les aime. Jack White des White Stripes à la batterie, Alison Mosshart des Kills au chant, Jack Lawrence des Raconteurs à la basse, et enfin Dean Fertita des Queens of the Stone Age à la guitare avaient le diable dans le son et ont livré un concert brûlant et torride. Idem pour les anglais de Kasabian, qui, trois semaines après avoir assuré la première partie de Muse au Stade de France, était de retour du côté du Malsaucy. Histoire de montrer que cinq ans après leur premier passage annulé aux Eurocks, le groupe n’avait rien perdu de sa superbe ni de ses sonorités rock. Pari réussi avec un public ravi, en fusion et en furie. Mais la véritable attraction de cette première soirée du festival, celle qui allait donner ses lettres de noblesse à cette édition 2010, c’était bien évidemment Jay-Z. Et le moins que l’on puisse écrire c’est que le rappeur de Brooklyn (plus gros cachet de l’histoire du festival) a assuré. Il a sorti la grosse artillerie, livrant un show gigantesque que seule une star américaine pouvait offrir. Un compte à rebours de 10 minutes sur écran géant, des images de Martin Luther King et du bling-bling, des tubes planétaires comme « Empire State of Mind ». Et même quelques notes énormes de l’intersidéral « Sunday Bloody Sunday » de U2, bref, une superproduction hollywoodienne parfaitement rodée et terriblement efficace.


Le dimanche, fort heureusement, la chaleur étouffante s’est un peu atténuée et un petit vent fort agréable s’est levé sur les bords du Malsaucy. En effet, à l’heure où d’habitude, il fait nuit sur Sidney, The Middle East a fait souffler un vent de folie grâce à une voix extraordinaire (celle de Bree) et à quelques souffles de flûte traversière…. Et comme par magie, tous les festivaliers semblaient transporter sur l’île de Fraser, happés par le son envoûtant de ces chevaliers australiens. Avec les bad-boys anglais de Gallows, tout le monde est vite redescendu sur terre, le nez dans la poussière, la faute à Frank Carter. Avec leur son dur et agressif, les Gallows ont provoqué une « battle » digne des quartiers nord de Watford, un pogo de maître qui a viré aux Clash et à une reprise punk hard-core plus qu’électrique de la bande à Joe Strummer : I Fought the Law.


Magique Mika


Histoire de clore cette édition 2010, de calmer et de rassembler un peu tout le monde, les programmateurs avaient eu la bonne idée de placer, après l’heure du dîner, l’ami Mika. La tête d’affiche de ce dimanche fiévreux s’est produit devant une foule immense, un public en apesanteur et un dancefloor qui bouge encore. Le phénomène Mika a soufflé le show et a livré cash quelques extraits de l’album le plus vendu en France en 2007, Life in Cartoon Motion.  Debout sur son piano, effervescent, le petit prodige de la planète pop s’est livré sans retenue devant un public brûlant et a électrisé son monde, transformant le Malsaucy en véritable île… de la sensation. En Chapelier Fou tout droit sorti d’un conte de fées, il a emmené les filles (électriques)… et les garçons au Pays des Merveilles. Avec ses tubes pop en pagaille (« Big Girl You’re Beautiful », « Relax »), il a livré une party géante pleine de surprises. Un véritable ovni public, numéro un… dans le cœur des Eurockéeens. Bref, Mika a sorti le grand jeu et, à l’applaudimètre, a raflé la mise : un parfait résumé de ces Eurockéennes 2010 qui auront une nouvelle fois séduites et confirmées leur rang de festival rock incontournable du vieux continent.


Alexandre Arbey


 


Crédit photos : Fabrice Aurelle


 

Site Officiel http://www.eurockeennes.fr/




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